الأنشطة الرسوليّة في بيت ألبيرتو في جرمانا – سوريا
“بيت ألبيرتو”. منذ سنتَين، كانت هذه العبارة بالنسبة إليّ، مجرّد إسم للمكان الذي سأُرسَل إليه خلال فترة تدريبي الرسوليّ. منذ سنة، كانت مجرّد إسم للمكان الذي أكتشفه. أمّا اليوم؟ فهي جزء من قصّتي ومن تاريخي، إنّها ترمز للمكان والأشخاص والرسالات والأحداث والصداقات الجديدة.
La délicate notion d’abus spirituel
Agression/abus et spirituel, voici deux notions qui semblent appartenir à deux univers diamétralement opposés. Et pourtant, des comportements transgressifs sont aussi à déplorer dans le cadre de l’accompagnement spirituel, pouvant dans certains cas aller à jusqu’à des agressions sexuelles.
Jesuits visiting George Town University in Qatar
“In early November, a delegation of Jesuits in PRO (Frs. Jad Chebly, Gabriel Khairallah, Doug Jones, and Dan Corrou) visited the campus of Georgetown University in Qatar (GU-Q). They were hosted by Fr. Ryan Maher, S.J. (UEA), who currently teaches at GU-Q and is the only Jesuit on staff. They had the chance to meet with a number of administrators, faculty members, and students. The delegation was invited as part of ongoing discussions between GU-Q, USJ, and JRS as to possible ways to deepen collaboration in teaching, research, and internships.
Lors d’une séance photo au Palais apostolique, le 14 octobre 2025, la reine Rania demanda au pape Léon XIV : « Votre Sainteté, pensez-vous qu’il est sûr de se rendre au Liban ? ». Le pape Léon XIV lui répondit avec fermeté et sérénité : « °Eh bien, nous y allons° ». La question de la reine mettait en lumière les préoccupations sécuritaires et l’instabilité régionale qui entouraient le premier voyage à l’étranger du nouveau pontife. Celui-ci affirma néanmoins sa détermination à se rendre au Liban « quoi qu’il arrive ». Même au Liban, et pour les mêmes raisons, de nombreux journalistes et commentateurs s’attendaient — ou souhaitaient — que le pape ajourne son projet. Mais, grâce à Dieu, cette visite a bel et bien eu lieu !
Cette visite historique, qui s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre 2025, a été marquée par une ferveur exceptionnelle et par un message puissant de réconciliation. Premier voyage apostolique à l’étranger du nouveau pontife, ce séjour a transformé le pays en un centre mondial de dialogue et d’espérance. À son atterrissage à l’aéroport de Beyrouth, les cloches de toutes les églises de la capitale ont sonné simultanément pour saluer sa présence. Le pape a été accueilli avec les honneurs par le président Joseph Aoun. Des milliers de Libanais, chrétiens et musulmans, brandissant les drapeaux du Vatican et du Liban, ont bordé les routes reliant l’aéroport au palais présidentiel de Baabda. Devant le palais présidentiel, une troupe de Debké, venue de la ville chiite de Baalbeck, a dansé sous une pluie battante, exprimant avec ferveur sa joie et son attachement à cet hôte exceptionnel, venu à leur rencontre malgré les dangers.
Trois gestes ont profondément touché l’ensemble du pays et ont créé un lien d’une intensité rare avec le Souverain Pontife :
- À la tombe de saint Charbel, le pape s’est mis à genoux : un geste unique dans l’histoire du Liban et de l’Église maronite. Au-delà de sa portée historique, ce geste fut un enseignement fondamental adressé à toute l’Église du Liban, à chacun de nous. Le pape a souligné que l’Esprit Saint a façonné l’ermite d’Annaya « afin qu’il enseigne la prière à ceux qui vivent sans Dieu, qu’il enseigne le silence à ceux qui vivent dans le bruit, qu’il enseigne la modestie à ceux qui vivent dans le paraître, et qu’il enseigne la pauvreté à ceux qui recherchent les richesses. »
- À l’hôpital des Sœurs de la Croix, l’émotion était à son comble. Le pape a pris le temps d’écouter le cri d’alarme de la supérieure générale, qui lui a décrit la précarité extrême de la mission menée par cet ordre auprès des personnes les plus brisées de la société libanaise. Elle lui a également raconté le miracle que continue d’accomplir Yaacoub el Kabboushi, permettant à cette mission de se poursuivre sans ressources, en ne comptant que sur la Providence. Loin des médias, Léon s’est rendu au cinquième sous-sol de cet hôpital psychiatrique et a pris dans ses bras les malades les plus gravement atteints, enfermés dans leur souffrance. Ce moment a été décrit par un témoin proche comme exceptionnel et d’une profondeur spirituelle inédite.
- Devant les silos du port de Beyrouth, lieu de l’explosion de 2020, le pape a prononcé l’un de ses discours les plus éloquents — mais dans le silence. Sa prière, ses rencontres avec les familles des victimes, son accueil paternel de leurs souffrances ont bouleversé l’ensemble du pays. Inoubliable fut le geste de Tatiana Hasrouty, jeune avocate libanaise dont le père, Ghassan, travaillait aux silos et est mort dans l’explosion : elle demanda au pape la permission de le prendre dans ses bras, geste qu’elle posa au nom de tous les Libanais, scotchés devant les chaînes de télévision et les réseaux sociaux. Tout aussi marquant fut Léon s’accroupissant devant un petit enfant pour le consoler ; celui-ci tenait la photo de son père, Mohammad, lui aussi victime de l’explosion.
Dans ses discours, le pape a articulé son message autour de la paix et de la mission unique du Liban, tout en soulignant à plusieurs reprises la beauté naturelle du pays et son enracinement dans le patrimoine biblique. Reprenant une idée chère à ses prédécesseurs, il a réaffirmé que « le Liban est plus qu’un pays ; c’est un message de liberté et un exemple de pluralisme pour l’Orient et l’Occident. » Il a exhorté les Libanais à se « dépouiller des carapaces de leurs divisions ethniques et politiques » afin de reconstruire une nation unie. À Bkerké, il a encouragé les jeunes à ne pas céder au découragement malgré la crise économique, les appelant à être des « bâtisseurs de paix ». Lors de son homélie sur la façade maritime de Beyrouth, il a déclaré que « désarmer nos cœurs est le seul moyen » de ramener durablement la paix et la justice. Mais les paroles qui ont le plus résonné devant une assemblée d’environ 120 000 personnes furent celles mêmes du Christ, adressées au fils mort de la veuve de Naïm et adaptées au pays du Cèdre : « Liban, relève-toi ! Sois une maison de justice et de fraternité ! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant ! » Le message du pape fut, sans équivoque, un message de résurrection.
Durant cette visite, le pape a su incarner une Église qui se tient au-delà des querelles politiques internes. Il a apporté un message de consolation et d’encouragement à tous les Libanais, leur redonnant confiance dans leur capacité à vivre ensemble. Il a aussi rappelé à l’Église le sens profond de sa présence dans cette région du monde : être la présence même du Christ, proche de ceux qui ne partagent pas avec elle la même foi, la même culture ni la même sensibilité politique.
Pr. Charbel Batour, S.J
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Andrew Milewski, SJ
I am an American Jesuit, currently missoned as a third-year regent at Le Collège Notre Dame de Jamhour, where I teach English. I grew up in Scranton, Pennsylvania, a city located between New York and Philadelphia, and graduated from the University of Scranton, a Jesuit school, in 2013, where I first encountered the Jesuits and began discerning my vocation.
