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لقاء الدارسين خلال فترة التدريب الرسوليّ

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“نفترق ونجتمع”، تبدو لي هذه العبارة مرافقة لحياة اليسوعيّين، وهذا ما اختبرناه أيضًا في لقاءنا كدارسين في فترة التدريب الرسوليّ يومَي 28 و29 كانون الأوّل. أتينا من أماكن رسالاتنا، أميركيّان من بيروت والجمهور في لبنان، مصريّان ولبناني من القاهرة والمنيا في مصر، ولبنانيّ وسوريّ من الشام وحلب في سوريا لنجتمع في لبنان في دير سيّدة النجاة بكفيّا مع مندوب التكوين الأب ريكاردو خيمينيز اليسوعيّ من المكسيك والذي يخدم في الجزائر.

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أرضٌ جديدة وخبرةٌ جديدة

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في منتصفِ شهرِ آب مِن العامِ الماضي، سافرتُ إلى تورنتو في كندا للبدء بالمرحلة الثّانيّة مِن دراسة اللاهوت في كليّة ريجيس سانت مايكل Regis Saint Michael “RSM”، التّابعة للرّهبانيّة اليسوعيّة في إقليم كندا، والّتي تنضوي مع سبعِ كُلّياتٍ لاهوتيّة (التّابعة لطوائفَ مسيحيّة متعدّدة)، تحت جامعة تورنتو الحكوميّة University of Toronto.

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L’histoire de la Province du Proche-Orient de la Compagnie de Jésus avec la Pastorale universitaire au Liban est ancienne. Dès 1979, le P. Saleh Nehmé, premier aumônier général, a posé les fondations de cette mission confiée par l’Assemblée des Patriarches et Évêques catholiques au Liban (APECL), mobilisant autour de lui plusieurs congrégations religieuses. Après lui, le P. Simaan Atallah, O.A.M. (1983-1989) a poursuivi ce travail dans un contexte fragile, jusqu’à ce qu’un autre jésuite, le P. Jean Dalmais (1991-1998), se voit confier la mission de refonder la Pastorale universitaire dans l’après-guerre fratricide des années 1989-1990. Le P. Malek Abou-Tanous, C.M.L. (1998-2001) fut ensuite remplacé par un troisième jésuite, le P. Joseph Nassar (2001-2007), épaulé par Zaki Sader, qui assurèrent une véritable stabilité institutionnelle et financière. Mon tour comme quatrième aumônier général jésuite arrive cette fois-ci après deux aumôniers non jésuites, les pères Fadi Abou-Chebel, O.M.M. (2007-2016), devenu depuis exarque, et Jules Boutros (2016-2019), devenant évêque.

Dans cette série de figures jésuites impliquées à la Pastorale universitaire, je dois aussi mentionner le P. Hani Rayess, dont la signature figure encore sur les premiers documents officiels qui donnèrent à la Pastorale universitaire son identité légale auprès de l’État. C’est lui qui inséra pour la première fois les Exercices spirituels de saint Ignace au programme du camp d’été de 1992, la plus importante activité sur le calendrier de la Pastorale universitaire, devenant avec le temps un véritable marqueur d’identité. Tout cela pour dire que, même si la Pastorale universitaire n’est pas une œuvre jésuite mais celle de l’APECL, elle a été profondément marquée par la Compagnie, ses hommes et sa spiritualité.

Quand le P. Dany Younès, alors provincial, m’a proposé de présenter ma candidature comme aumônier général, je m’apprêtais à quitter l’aumônerie à Roumieh pour me consacrer pleinement au CEDRAC. Mais sous l’insistance fraternelle du P. Gaby Khairallah, et… de l’Esprit-Saint, j’ai accepté, et mes deux mandats de trois ans ont commencé en octobre 2019. La passation eut lieu au cœur des manifestations quand les Libanais huaient leur classe politique. Ce fut le début d’une succession d’épreuves bien connues : pandémie et désertification des campus, explosion du port de Beyrouth, effondrement économique, guerre récente entre Hezbollah et Israël.

Traverser ces six années comme aumônier général a été une expérience unique. Je garde une immense gratitude, une fierté, une reconnaissance et un sentiment de dette.

Une gratitude d’avoir pu servir une œuvre qui m’a formé et accompagné depuis mes années d’étudiant en génie à Roumieh (1992-1997), et dans laquelle j’ai été nommé plusieurs fois : aumônier adjoint auprès du P. Nassar (2000-2002), au Campus des Sciences sociales alors nouvellement construit, puis comme aumônier à Roumieh, après mon retour de Paris, durant ma régence (2005-2007), puis au Campus des Sciences et Technologies (2014-2015), et enfin de nouveau à Roumieh depuis 2014. C’est à la Pastorale universitaire que j’ai eu les plus belles amitiés qui durent encore et les plus beaux souvenirs qui me rendent la visage éclairé.

Je suis fier que, même au cœur de ces années difficiles, de nouvelles fondations ou refondations aient vu le jour. Nous avons pu lancer une aumônerie aux différents campus de Saïda, au CNAM de Nahr-Ibrahim, à l’AUT de Fidar et au LAU de Jbeil. Certaines aumôneries de l’Université libanaise, que l’on croyait éteintes, ont repris souffle : la flamme n’était pas morte, la braise restait vive sous les cendres. Deux nouveaux locaux ont aussi été ouverts, à Zahlé et à Saïda, signe d’une volonté de décentraliser les activités et de rejoindre les étudiants dans leurs régions. Fier aussi parce que durant mes mandats, on a cherché à donner davantage de structuration, en rédigeant par exemple un nouveau règlement interne, et on a favorisé une formation plus intégrale, attentive à l’engagement civique, social et écologique.

Je rends grâce à Dieu pour le réseau de plus de trente aumôneries, porté par des laïcs, des religieux et des prêtres de diverses Églises et congrégations religieuses, qui consacrent leur temps et leur énergie à cette mission. Le Secrétariat général a été pour moi un lieu de travail, certes, mais aussi un espace d’échange et d’amitié apostolique. Une équipe dévouée, marquée, elle aussi, par une grande reconnaissance envers ce lieu « magique » qui leur a offert un regard différent sur Dieu, Jésus et l’Église. Je ne peux que remercier Mgr Georges Bacouni, évêque protecteur nommé par l’APECL, pour sa simplicité et son discernement : il a su accompagner en restant à l’ombre, mais avec un regard toujours clairvoyant. Mgr Isaac-Jules Boutros, l’ancien aumônier général devenu évêque, a aussi gardé une discrète et efficace présence, tellement discrète qu’il fut le chef de cuisine du camp de l’année dernière.

Et enfin, il y a un sentiment de dette envers les étudiants. Ces milliers de jeunes rencontrés qui sont venus chercher écoute, sens, espérance. Ils m’ont, en retour, appris à être père d’une manière que je n’avais jamais imaginée. Cette paternité spirituelle s’est construite dans le quotidien des accompagnements : dans ces longues conversations nocturnes où un étudiant partage ses doutes existentiels, dans ces moments de silence partagé face à une souffrance indicible, dans ces éclats de rire qui surgissent au cœur des discussions les plus sérieuses, ou à l’inverse dans ces questions graves qui émergent à table en partageant un fastfood. J’ai découvert que devenir père, c’est apprendre à accueillir sans juger, à faire confiance à la croissance de l’autre même quand elle nous échappe.

Je revois ces soirées au local de Dekwaneh : après une journée exténuante au CEDRAC, entre la vocalisation des textes édités et les signes typographiques, je croyais mes forces épuisées, et il suffisait de quelques instants dans leur joie et leur créativité pour que je me sente relancé comme à l’aube d’une nouvelle journée. C’est cela, la grâce de la paternité : recevoir de ceux à qui l’on donne, être formé par ceux que l’on accompagne.

Alors que la Pastorale universitaire s’apprête à fêter son jubilé d’or dans quatre ans, le nouvel aumônier devra affronter des défis sérieux : assurer une stabilité financière, mobiliser les aumôniers dans un contexte de crise des vocations, rejoindre des étudiants de plus en plus absorbés par la nécessité de travailler pour subvenir à leurs besoins. Il lui faudra aussi poursuivre le développement de la Pastorale universitaire sur les réseaux sociaux, qui sont devenus un terrain privilégié pour rejoindre cette génération.

Aujourd’hui, alors que je m’apprête à transmettre le flambeau, je suis habité par la paix. Ce n’est pas parce que la Pastorale universitaire est plus solide — elle ne le sera jamais, c’est une refondation à chaque arrivée de nouvelle promotion d’étudiants — mais c’est parce que Celui qui a tenu à ce que cette œuvre existe, Dieu, est fidèle et montrera toujours les signes de sa fidélité auprès d’une jeunesse enthousiaste, créative, en quête de sens, de joie et d’une maison qui accueille sans emprisonner.

Ronney el Gemayel, S.J.

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