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لقاء الدارسين خلال فترة التدريب الرسوليّ

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“نفترق ونجتمع”، تبدو لي هذه العبارة مرافقة لحياة اليسوعيّين، وهذا ما اختبرناه أيضًا في لقاءنا كدارسين في فترة التدريب الرسوليّ يومَي 28 و29 كانون الأوّل. أتينا من أماكن رسالاتنا، أميركيّان من بيروت والجمهور في لبنان، مصريّان ولبناني من القاهرة والمنيا في مصر، ولبنانيّ وسوريّ من الشام وحلب في سوريا لنجتمع في لبنان في دير سيّدة النجاة بكفيّا مع مندوب التكوين الأب ريكاردو خيمينيز اليسوعيّ من المكسيك والذي يخدم في الجزائر.

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أرضٌ جديدة وخبرةٌ جديدة

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في منتصفِ شهرِ آب مِن العامِ الماضي، سافرتُ إلى تورنتو في كندا للبدء بالمرحلة الثّانيّة مِن دراسة اللاهوت في كليّة ريجيس سانت مايكل Regis Saint Michael “RSM”، التّابعة للرّهبانيّة اليسوعيّة في إقليم كندا، والّتي تنضوي مع سبعِ كُلّياتٍ لاهوتيّة (التّابعة لطوائفَ مسيحيّة متعدّدة)، تحت جامعة تورنتو الحكوميّة University of Toronto.

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Ayant été invité à donner ce témoignage sur la dimension de proximité que je vis dans mon service sacerdotal, je voudrais commencer par une précision : je suis proche des gens, mais je ne suis pas populaire.

Beaucoup ne m’aiment pas, à commencer par les “pharisiens” de notre époque, tous ceux qui accordent une importance excessive à leur image sociale, et à l’image sociale du sacerdoce, attentifs surtout à ce qui “doit” se faire ou ne pas se faire en société.

Les raisons pour lesquelles certains me rejettent sont exactement celles qui me rendent proche d’autres.

Ce témoignage m’a d’ailleurs obligé à relire mon histoire, pour mieux comprendre ce qui me rend particulièrement proche de certaines personnes.

Je commence par mes origines.

J’ai grandi à Sin-el-Fil, une banlieue toute proche de Nabaa et de Bourj Hammoud. La plupart d’entre vous ont soit entendu parler de ces régions, soit les ont connues :,des lieux marqués par de grandes difficultés sociales, parfois même par la misère.,J’y ai vécu durant la guerre. Et, chose étonnante, j’y ai bien vécu.

Sans m’en rendre compte, j’y ai acquis la conviction que le fait de “bien vivre” ne dépend pas essentiellement des conditions extérieures. Cela me rend spontanément proche de ceux qui considèrent leurs conditions de vie comme misérables.

Je me demande souvent si le fait d’avoir grandi dans une banlieue comme Nazareth n’a pas laissé, lui aussi, une empreinte essentielle sur la personnalité de Jésus, lui qui, spontanément, se montrait si proche d’un certain public.

Dans ma paroisse de Sin-el-Fil, j’ai rencontré quelques jésuites. Eux aussi étaient un véritable exemple de proximité. À commencer par les apparences : ils ne portaient pas le clergyman, ils s’habillaient comme nous. Leurs voitures étaient aussi modestes et aussi anciennes que celles du quartier.

Ce qui les caractérisait surtout, c’était leur sérieux et leur respect : ils arrivaient à l’heure aux rencontres, alors que bien souvent les autres prêtres se faisaient attendre. Leur parole était très logique, ouverte à toutes les questions, simple et sans tabous. Rien n’était imposé au nom d’une autorité “d’en haut”, ni au nom d’un « c’est comme ça ». J’en ai été tellement marqué que j’ai fini par les rejoindre. Et plus tard, une fois en  apostolat, je les imite.

À Sin-el-Fil, j’avais aussi des amitiés qui durent encore aujourd’hui. C’est à travers ces amitiés que j’ai compris l’amour du Seigneur : un amour incarné, concret, tangible, dont on pouvait presque mesurer les effets dans la réalité.

C’est pourquoi, dans mes études de théologie et de philosophie, je cherchais à travailler sur des questions dont je percevais l’impact direct sur la vie réelle. Je voulais trouver des réponses aux questions que je débattais avec mes amis de Sin-el-Fil.

Pendant ma régence, j’ai lancé un groupe de couples. Ceux qui travaillent avec les couples savent qu’ils sont très “terre à terre”. Les réponses purement spirituelles, sans traduction concrète dans le quotidien, ne les intéressent pas. Travailler avec eux est, pour moi — car je continue à le faire aujourd’hui aussi — une véritable école de proximité.

Lors d’une retraite, le P. Massamiri m’a parlé de la proximité comme condition d’une mission féconde. Une clé précieuse de cette proximité, disait-il, est la gratuité. Il est essentiel que les personnes nous accueillent parce que nous désirons vraiment les rencontrer, et non parce que nous sommes payés pour le faire.

Plus tard, au cours de la session sur la confession, Ad audiendas confessiones, notre instructeur, le P. F.-X. D., nous répétait sans cesse : « Vous êtes serviteurs de la miséricorde. C’est notre unique privilège. » Cette phrase ne m’a jamais quitté, et je la redis souvent à ceux qui m’entourent. Elle favorise, elle aussi, la proximité.

À la même époque, nous suivions une session sur les homélies. J’en ai retenu ceci : Je ne prêche que ce que je trouve vital pour moi-même aujourd’hui. Les fidèles perçoivent très bien la différence entre un discours qui se contente d’apporter des informations, même importantes, et une parole qui partage une expérience vivante, qui nous fait grandir nous-mêmes aujourd’hui.

Je suis entré à l’École sociale parce que je ne savais pas comment me rendre proche de ceux qui venaient en retraite avec de lourds problèmes sociaux : détresse psychologique, difficultés économiques, abus, parfois incestueux, grands deuils… J’ai beaucoup apprécié ce qu’on appelait là-bas « le principe de réalité ». Pour moi, c’est un autre nom de l’humilité: avoir les pieds sur terre.

Il s’agit d’abord d’être conscient du terrain sur lequel nous vivons, de nos capacités et de nos limites, et aussi de celles des personnes qui nous entourent. À partir de là, la réalité devient le critère principal de la compassion, de la pertinence de nos paroles et de l’efficacité de nos décisions.

Cette fréquentation de la réalité m’a conduit au domaine psycho-spirituel. Il s’agit souvent d’y redire ce que nous avons appris dans nos études et dans les Exercices, mais avec des mots plus accessibles, plus efficaces, et donc plus proches. Alors, le discours gagne en pertinence et en dynamisme.

Pour terminer, je voudrais évoquer un souvenir qui a profondément marqué ma manière d’entrer en relation, et donc ma façon de vivre la proximité. Lors d’une rencontre avec le P. Kolvenbach, il rapportait cette remarque d’un interlocuteur : « Les jésuites n’ont pas des amis, ils ont des clients : des gens qu’ils servent, qu’ils accompagnent. » Autrement dit, nous avons tendance à nous placer toujours du côté de ceux qui aident. C’est beau, mais je crois que cela ne suffit pas pour donner la vie. Ce n’est ni la consommation, ni la multiplication des services qui donnent la vie : c’est l’amour.

Pour ma part, j’ai décidé, autant que possible, d’avoir de moins en moins de “clients” et de consacrer davantage de temps à des amitiés : des personnes avec lesquelles je peux être en relation d’égal à égal. Elles peuvent bien sûr avoir besoin d’aide, mais elles sont aussi prêtes à m’aider quand j’en ai besoin. Des personnes qui ne se scandalisent pas des humeurs de “Abouna”, et qui s’inquiètent même lorsqu’il paraît “trop” équilibré.

Avec elles, j’apprends à rester à jour avec la “réalité”, surtout concernant les films, les musiques, les chansons, les spectacles qui marquent notre époque. Il m’arrive même d’y faire référence dans mes homélies, mes interventions, mes sessions ou mes week-ends. On devient proche des gens en se rendant proche de ce qui les intéresse.

Je voudrais conclure en rappelant que ce que je viens de partager est un témoignage personnel, ma manière propre de vivre la proximité dans mon sacerdoce. Ce n’est pas un topo sur “la” manière de vivre cette proximité. Il y en a beaucoup d’autres.

Cependant, je suis convaincu que plusieurs parmi vous se seront reconnus dans certains des points évoqués. Il m’arrive souvent de critiquer la Compagnie et les compagnons, et parfois mes critiques sont fortes. Mais je dois reconnaître que je trouve les jésuites au Liban, surtout certains, vraiment très proches des gens. Eux aussi vivent pleinement, dans leur sacerdoce, cette dimension de proximité.

Pr. Zaki Sader, S.J.

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