Quelques réflexions autour de la visite de Léon XIV au Liban
Lors d’une séance photo au Palais apostolique, le 14 octobre 2025, la reine Rania demanda au pape Léon XIV : « Votre Sainteté, pensez-vous qu’il est sûr de se rendre au Liban ? ». Le pape Léon XIV lui répondit avec fermeté et sérénité : « °Eh bien, nous y allons° ». La
الأنشطة الرسوليّة في بيت ألبيرتو في جرمانا – سوريا
“بيت ألبيرتو”. منذ سنتَين، كانت هذه العبارة بالنسبة إليّ، مجرّد إسم للمكان الذي سأُرسَل إليه خلال فترة تدريبي الرسوليّ. منذ سنة، كانت مجرّد إسم للمكان الذي أكتشفه. أمّا اليوم؟ فهي جزء من قصّتي ومن تاريخي، إنّها ترمز للمكان والأشخاص والرسالات والأحداث والصداقات الجديدة.
La délicate notion d’abus spirituel
Agression/abus et spirituel, voici deux notions qui semblent appartenir à deux univers diamétralement opposés. Et pourtant, des comportements transgressifs sont aussi à déplorer dans le cadre de l’accompagnement spirituel, pouvant dans certains cas aller à jusqu’à des agressions sexuelles.
L’année 2024 a été particulièrement violente dans notre région. Nous avons vu la destruction de Gaza, et la violence dans la Cisjordanie. La région frontalière israélo-libanaise a été continuellement bombardée avec des centaines de milliers de personnes qui ont dû quitter leurs habitations des deux côtés de la frontière. Fin septembre 2024 cette guerre a franchi un nouveau palier avec des bombardements israéliens de la banlieue sud, étendus rapidement à tout le Liban où il y avait des membres de Hezbollah. Nous avons vu l’horreur des « pagers » piégés – des engins qui avaient comme but de mutiler ceux qui les portaient ; nous avons eu les drones qui tournaient continuellement au-dessus de nos têtes, des assassinats programmés avec peu d’importance aux dommages collatéraux. Plus d’un million de gens ont quitté leurs maisons pour chercher des lieux où il se croyaient plus en sécurité. Nous avons pu apporter notre petite aide à travers le CJC, le JRS et le Arrupe Migrant Center. Et nous avons, dès que possible, réouvert nos institutions éducatives pour le bien des élèves et des étudiants.
Le 27 octobre un cessez-le-feu a été mis en place – et à la surprise de tous, en Syrie, les opposants au régime, confinés jusque-là à Idleb, ont marché sur Alep qu’ils ont pris sans coup férir quelques jours plus tard. La peur a gagné tout le monde à Alep. Par milliers, les aleppins ont fui, craignant un bain de sang, soit à l’entrée de ces forces, soit au moment de la contre-attaque attendu. Il n’y a pas eu de contre-attaque et ceux qui sont venus se sont montrés bienveillants et désireux de mettre en place une administration civile. Après Alep, c’était le tour de Hama de passer à l’opposition et nous avons vu le soulèvement du Sud de la Syrie. Le dimanche 8 décembre, fête de l’immaculée Conception, le régime Assad était tombé et – chose inattendue – cela s’est passé sans bain de sang.
Le cessez-le-feu au Liban a changé la donne politique sur le terrain. Il y a de l’espoir d’un règlement et d’une sortie de la crise que nous traînons depuis des années. En Syrie, il y a un changement total de la situation que nous avons connue depuis 54 ans. Espoir d’une Syrie nouvelle – mais aussi peur de l’inconnu, peur de devenir un état islamiste dans lequel les chrétiens perdent leurs droits d’être reconnus comme citoyens à part entière, prêts à participer dans la création d’un nouvel état libre où prime la justice et la paix.
Ces grands bouleversements se passent au temps de Noël, quand nous rappelons la naissance du Sauveur, la victoire de la lumière sur les ténèbres. Ne devons-nous pas y voir un signe ? La nuit de Noël, le pape François a ouvert la Porte Sainte, inaugurant l’année jubilaire sous le thème de l’espérance. Nous sommes dans notre région, traversée par la violence, l’injustice, la corruption et tant d’autre maux, des témoins et des pèlerins de l’espérance. A travers ce que nous faisons dans les lieux où nous sommes engagés, et avec nos collaborateurs et nos partenaires, religieux, prêtres et laïcs, nous marchons d’un pas ferme, animés par une foi nourrie de la prière et l’action, annoncer l’espérance qu’apporte le Christ, notre Seigneur et notre Sauveur. Le pape François souhaite dans la bulle d’induction de l’année jubilaire que : ‘’le premier signe d’espérance du jubilé’’ puisse se traduire ‘’par la paix pour le monde plongé, une fois encore, dans la tragédie de la guerre’’. L’espérance ne déçoit pas !
P. Michael Zammit, S.J.
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