أخبار ذات صلة
Easter Greetings from the AMC!

Easter Greetings from the AMC!

It has been a challenging year for many migrants in Lebanon. Our community members have weathered rising rents and scarcer work, fears of expanding conflict, travel restrictions, and a whole host of daily difficulties. And yet, Easter joy abounds! The joy of the resurrection was made obvious this last week here in the AMC. Our whole community gathered for the Paschal Triduum to walk with Christ through his death and resurrection.

قراءة المزيد
Tertianship is what tertians give to each other

Tertianship is what tertians give to each other

The third batch of tertians in Bikfaya have just graduated their school of the heart. Theirs has been a very particular class. It is true of every class, and of each tertian. But armed conflicts leading to displacements and disruptions are not a common tertianship experiment. I am so grateful that all participants kept safe and well, and even drew no little spiritual profit from the difficult situation in which they found themselves.

قراءة المزيد
D’Ankara à Belfast, Le Caire, Ephèse, Nicée, Eskişehir, Almaty (et bien d’autres lieux!)

D’Ankara à Belfast, Le Caire, Ephèse, Nicée, Eskişehir, Almaty (et bien d’autres lieux!)

Qu’est-ce que vous faites à Ankara? Telle est souvent une des premières questions que j’entends lorsque je voyage. Chacun de nous quatre avons bien sûr nos activités habituelles: Michael écrit pour diverses publications (maintenant sur “l’appel universel à la sainteté”); Changmo étudie le turc, commence à s’engager avec les jeunes à la paroisse et s’acclimate peu à peu à la Turquie; Alexis, responsable de cette paroisse turcophone et de la formation de ses catéchumènes, est également impliqué dans des médias et la gestion pratique de la résidence; quant à moi, supérieur de celle-ci, je travaille dans la formation et l’accompagnement au service de l’Église de Turquie, et ai quelques engagements en dehors du pays pour le dialogue interreligieux, à divers titres.

قراءة المزيد

Jacques, le doyen de notre Province nous a quitté. Il est parti dans son sommeil, doucement, sans faire de bruit ; tout comme il a vécu les dernières années de sa vie terrestre.

Je voudrais évoquer avec vous quelques images. Des images de ses années vieillesse, ce temps où on ne se soucie plus de son image et où on ne se cache plus derrière ce qu’on a réalisé ; ce temps qui révèle notre vraie nature, comme pour le vin ou le bois. Or Jacques était d’un bois particulièrement solide. 

C’était aussi pour lui des années gênes et de souffrances, vécues dans le silence (parce qu’il savait se taire) et la solitude. Il savait aussi comment vivre la solitude.

Il était né dans une commune située entre Lyon et Genève mais il grandira en Bretagne où il sera scolarisé jusqu’au Bac. Souvent il se disait Breton. Il entrera au noviciat à 17 ans. La France était sous l’occupation. Son père sera enlevé le par les allemands et ne reviendra jamais.

Il fut destiné, assez tôt, à la mission de Chine, c’est pour cela, je suppose, qu’on lui fit entreprendre des études de médecine et qu’il a appris le chinois. Mais les bouleversements politiques en ont décidé autrement et c’est à Beyrouth qu’il a abouti (comme pour le p. Dumas). C’est donc à la Faculté de médecine, qu’il se dépensera pendant plus de 50 ans comme professeur de biochimie et dans le laboratoire de génétique qu’il avait fondé. Mais la Chine ne fut jamais oubliée ; elle revenait parfois comme un souvenir lointain mais qui ne s’effaçait jamais totalement de sa mémoire. 

Puis la vieillesse est arrivée, Malgré une santé de fer, il n’a pas pu éviter les ennuis de l’âge : ce furent les hanches. S’en suivirent des opérations chirurgicales et parfois de longs mois d’immobilisation totale.

Comme il était taciturne, il ne nous restera finalement de lui que des gestes et des attitudes ; ainsi cette démarche, avec laquelle il arpentait inlassablement les couloirs, appuyé sur ses deux cannes. C’est que, malgré ses douleurs dont il ne parlait jamais, il ne s’est pas laissé aller.

Il restera de lui sa voix quand il lisait à la messe ou lors de nos prières en communauté. C’était une voix claire, forte et agréable. Pour qu’un texte soit entendu et compris, c’est à Jacques qu’il fallait le donner.

Enfin un dernier souvenir. Je ne pense pas l’avoir jamais vu célébrer seul à l’autel : En fait, pendant des années, Il allait célébrer très tôt la messe chez des religieuses. Il prenait ses cannes et partait. Jusqu’au jour où un autre a pris sa place. Son esprit ne pouvait plus appréhender tout seul le déroulement de la messe ; mais il y participait tous les jours. Il y venait fidèlement marchant de plus en plus péniblement mais vaillamment. Son maintien attentif et respectueux disait qu’il n’en perdait pas un mot. Il y était présent par tout son être. Même les visiteurs me le faisaient remarquer.

Mais, est-ce à cela que se résume une vie de jésuite ? Peut-être pas. Mais un homme ne se fait pas en un jour, mais lentement, tout au long d’une vie, comme le bois d’un arbre qui se forme en cercles concentriques et lui donne sa solidité. La solidité de Jacques à la fin de sa vie, témoigne de ce qui se vivait en lui.

Je sais bien que nous n’aurons finalement ramassé que des miettes, mais elles sont précieuses pour en faire une offrande. Lorsque la vie d’un compagnon arrive à son terme, c’est le moment de l’offrir au Seigneur et de la faire porter par son ange à son autel céleste, comme dit le Cannon romain, pour qu’il daigne l’accepter. 

Qu’il daigne donc accepter l’obéissance de Jacques aux supérieurs mais aussi aux événements qui ont bouleversé tous ses plans. 

Qu’il daigne recevoir tout ce travail obscur et silencieux pour faire avancer non seulement la connaissance mais aussi l’aide que l’on peut apporter aux malades qui souffrent. 

Qu’il daigne recevoir cette tranquille soumission sans se plaindre à ses propre souffrances.

Qu’il reçoive cette patience pour vivre dans la monotonie d’un quotidien immuable. 

Jacques nous a quitté en nous laissant sa dépouille ; son corps, son véritable corps, dans lequel il ressuscitera, est parti avec lui. 

Confions donc au Seigneur, Jacques. Confions-le corps et âme et esprit, et redisons pour lui cette prière que saint Ignace nous propose à la fin des Exercices, dans la Méditation pour obtenir l’amour : 

Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Reçois, Seigneur, ce corps dans lequel Jacques a travaillé pour que ton règne arrive et que ta volonté soit faite. 

Reçois ce respect qu’il manifestait dans nos humbles liturgies et qu’il manifestera encore dans la liturgie céleste. 

Reçois celui qui a désiré, sur cette terre, être le Compagnon de ton Fils et donne-lui, dans cette nouvelle vie où tu l’accueille, donne-lui cette grâce de pouvoir t’aimer éternellement. Il ne demande rien de plus.

Hani Rayes SJ

أخبار ذات صلة
Easter Greetings from the AMC!

Easter Greetings from the AMC!

It has been a challenging year for many migrants in Lebanon. Our community members have weathered rising rents and scarcer work, fears of expanding conflict, travel restrictions, and a whole host of daily difficulties. And yet, Easter joy abounds! The joy of the resurrection was made obvious this last week here in the AMC. Our whole community gathered for the Paschal Triduum to walk with Christ through his death and resurrection.

قراءة المزيد
Tertianship is what tertians give to each other

Tertianship is what tertians give to each other

The third batch of tertians in Bikfaya have just graduated their school of the heart. Theirs has been a very particular class. It is true of every class, and of each tertian. But armed conflicts leading to displacements and disruptions are not a common tertianship experiment. I am so grateful that all participants kept safe and well, and even drew no little spiritual profit from the difficult situation in which they found themselves.

قراءة المزيد
D’Ankara à Belfast, Le Caire, Ephèse, Nicée, Eskişehir, Almaty (et bien d’autres lieux!)

D’Ankara à Belfast, Le Caire, Ephèse, Nicée, Eskişehir, Almaty (et bien d’autres lieux!)

Qu’est-ce que vous faites à Ankara? Telle est souvent une des premières questions que j’entends lorsque je voyage. Chacun de nous quatre avons bien sûr nos activités habituelles: Michael écrit pour diverses publications (maintenant sur “l’appel universel à la sainteté”); Changmo étudie le turc, commence à s’engager avec les jeunes à la paroisse et s’acclimate peu à peu à la Turquie; Alexis, responsable de cette paroisse turcophone et de la formation de ses catéchumènes, est également impliqué dans des médias et la gestion pratique de la résidence; quant à moi, supérieur de celle-ci, je travaille dans la formation et l’accompagnement au service de l’Église de Turquie, et ai quelques engagements en dehors du pays pour le dialogue interreligieux, à divers titres.

قراءة المزيد
بفرحٍ وقلوبٍ مضطرمة – الذكرى السنويّة العاشرة لاستشهاد الأب فرانس ڤان دِر لوخت اليسوعيّ

بفرحٍ وقلوبٍ مضطرمة – الذكرى السنويّة العاشرة لاستشهاد الأب فرانس ڤان دِر لوخت اليسوعيّ

في حمص، في المدينة الّتي لم يخذلها ولن يتركها الأب فرانس، اجتمع لفيف من المؤمنين بحضور ممثّلي الكنيسة المحلّيّة بأطيافها كافّة، حبًّا ورغبة في الاحتفال وشكر الله على شهادة هذا الكاهن الهولّنديّ الّذي قدّم لأبناء سوريا الكثير حتّى الموت.

قراءة المزيد
Share This