Quelques réflexions autour de la visite de Léon XIV au Liban
Lors d’une séance photo au Palais apostolique, le 14 octobre 2025, la reine Rania demanda au pape Léon XIV : « Votre Sainteté, pensez-vous qu’il est sûr de se rendre au Liban ? ». Le pape Léon XIV lui répondit avec fermeté et sérénité : « °Eh bien, nous y allons° ». La
الأنشطة الرسوليّة في بيت ألبيرتو في جرمانا – سوريا
“بيت ألبيرتو”. منذ سنتَين، كانت هذه العبارة بالنسبة إليّ، مجرّد إسم للمكان الذي سأُرسَل إليه خلال فترة تدريبي الرسوليّ. منذ سنة، كانت مجرّد إسم للمكان الذي أكتشفه. أمّا اليوم؟ فهي جزء من قصّتي ومن تاريخي، إنّها ترمز للمكان والأشخاص والرسالات والأحداث والصداقات الجديدة.
La délicate notion d’abus spirituel
Agression/abus et spirituel, voici deux notions qui semblent appartenir à deux univers diamétralement opposés. Et pourtant, des comportements transgressifs sont aussi à déplorer dans le cadre de l’accompagnement spirituel, pouvant dans certains cas aller à jusqu’à des agressions sexuelles.
Jacques, le doyen de notre Province nous a quitté. Il est parti dans son sommeil, doucement, sans faire de bruit ; tout comme il a vécu les dernières années de sa vie terrestre.
Je voudrais évoquer avec vous quelques images. Des images de ses années vieillesse, ce temps où on ne se soucie plus de son image et où on ne se cache plus derrière ce qu’on a réalisé ; ce temps qui révèle notre vraie nature, comme pour le vin ou le bois. Or Jacques était d’un bois particulièrement solide.
C’était aussi pour lui des années gênes et de souffrances, vécues dans le silence (parce qu’il savait se taire) et la solitude. Il savait aussi comment vivre la solitude.
Il était né dans une commune située entre Lyon et Genève mais il grandira en Bretagne où il sera scolarisé jusqu’au Bac. Souvent il se disait Breton. Il entrera au noviciat à 17 ans. La France était sous l’occupation. Son père sera enlevé le par les allemands et ne reviendra jamais.
Il fut destiné, assez tôt, à la mission de Chine, c’est pour cela, je suppose, qu’on lui fit entreprendre des études de médecine et qu’il a appris le chinois. Mais les bouleversements politiques en ont décidé autrement et c’est à Beyrouth qu’il a abouti (comme pour le p. Dumas). C’est donc à la Faculté de médecine, qu’il se dépensera pendant plus de 50 ans comme professeur de biochimie et dans le laboratoire de génétique qu’il avait fondé. Mais la Chine ne fut jamais oubliée ; elle revenait parfois comme un souvenir lointain mais qui ne s’effaçait jamais totalement de sa mémoire.
Puis la vieillesse est arrivée, Malgré une santé de fer, il n’a pas pu éviter les ennuis de l’âge : ce furent les hanches. S’en suivirent des opérations chirurgicales et parfois de longs mois d’immobilisation totale.
Comme il était taciturne, il ne nous restera finalement de lui que des gestes et des attitudes ; ainsi cette démarche, avec laquelle il arpentait inlassablement les couloirs, appuyé sur ses deux cannes. C’est que, malgré ses douleurs dont il ne parlait jamais, il ne s’est pas laissé aller.
Il restera de lui sa voix quand il lisait à la messe ou lors de nos prières en communauté. C’était une voix claire, forte et agréable. Pour qu’un texte soit entendu et compris, c’est à Jacques qu’il fallait le donner.
Enfin un dernier souvenir. Je ne pense pas l’avoir jamais vu célébrer seul à l’autel : En fait, pendant des années, Il allait célébrer très tôt la messe chez des religieuses. Il prenait ses cannes et partait. Jusqu’au jour où un autre a pris sa place. Son esprit ne pouvait plus appréhender tout seul le déroulement de la messe ; mais il y participait tous les jours. Il y venait fidèlement marchant de plus en plus péniblement mais vaillamment. Son maintien attentif et respectueux disait qu’il n’en perdait pas un mot. Il y était présent par tout son être. Même les visiteurs me le faisaient remarquer.
Mais, est-ce à cela que se résume une vie de jésuite ? Peut-être pas. Mais un homme ne se fait pas en un jour, mais lentement, tout au long d’une vie, comme le bois d’un arbre qui se forme en cercles concentriques et lui donne sa solidité. La solidité de Jacques à la fin de sa vie, témoigne de ce qui se vivait en lui.
Je sais bien que nous n’aurons finalement ramassé que des miettes, mais elles sont précieuses pour en faire une offrande. Lorsque la vie d’un compagnon arrive à son terme, c’est le moment de l’offrir au Seigneur et de la faire porter par son ange à son autel céleste, comme dit le Cannon romain, pour qu’il daigne l’accepter.
Qu’il daigne donc accepter l’obéissance de Jacques aux supérieurs mais aussi aux événements qui ont bouleversé tous ses plans.
Qu’il daigne recevoir tout ce travail obscur et silencieux pour faire avancer non seulement la connaissance mais aussi l’aide que l’on peut apporter aux malades qui souffrent.
Qu’il daigne recevoir cette tranquille soumission sans se plaindre à ses propre souffrances.
Qu’il reçoive cette patience pour vivre dans la monotonie d’un quotidien immuable.
Jacques nous a quitté en nous laissant sa dépouille ; son corps, son véritable corps, dans lequel il ressuscitera, est parti avec lui.
Confions donc au Seigneur, Jacques. Confions-le corps et âme et esprit, et redisons pour lui cette prière que saint Ignace nous propose à la fin des Exercices, dans la Méditation pour obtenir l’amour :
Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Reçois, Seigneur, ce corps dans lequel Jacques a travaillé pour que ton règne arrive et que ta volonté soit faite.
Reçois ce respect qu’il manifestait dans nos humbles liturgies et qu’il manifestera encore dans la liturgie céleste.
Reçois celui qui a désiré, sur cette terre, être le Compagnon de ton Fils et donne-lui, dans cette nouvelle vie où tu l’accueille, donne-lui cette grâce de pouvoir t’aimer éternellement. Il ne demande rien de plus.
Hani Rayes SJ
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Jesuits visiting George Town University in Qatar
“In early November, a delegation of Jesuits in PRO (Frs. Jad Chebly, Gabriel Khairallah, Doug Jones, and Dan Corrou) visited the campus of Georgetown University in Qatar (GU-Q). They were hosted by Fr. Ryan Maher, S.J. (UEA), who currently teaches at GU-Q and is the only Jesuit on staff. They had the chance to meet with a number of administrators, faculty members, and students. The delegation was invited as part of ongoing discussions between GU-Q, USJ, and JRS as to possible ways to deepen collaboration in teaching, research, and internships.
La proximité dans le service sacerdotal – Pr. Zaki Sader, S.J
Ayant été invité à donner ce témoignage sur la dimension de proximité que je vis dans mon service sacerdotal, je voudrais commencer par une précision : je suis proche des gens, mais je ne suis pas populaire.
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À l’extrême sud du Maroc, dans la Préfecture apostolique du Sahara, la Compagnie de Jésus a ouvert une nouvelle étape de sa mission au service de l’Église locale et des personnes en transit. Depuis septembre 2024, la communauté Bienheureux Luc Dochier s’est déplacée de Nador à Laâyoune, répondant à l’évolution des routes migratoires.
