عشرون عامًا من Pray As You Go… عائلة واحدة تتحدث بلغات مختلفة
في الثامن من سبتمبر، اجتمعت في لندن فرق Pray As You Go من لغات مختلفة حول العالم، في لقاء جمع بين التعاون والاحتفال بمرور عشرين عامًا على انطلاق النسخة الإنجليزية من المبادرة. وخلال هذه السنوات، توسعت الفكرة لتصبح متاحة بأكثر من 15 لغة، من بينها النسخة العربية «في طريقي أصلي»، مع استمرار انضمام لغات جديدة.
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في الفترة ما بين 31 آب و4 أيلول، نظم الأب مارك رافيزا، مساعد الأب العام لشؤون تكوين أعضاء الرهبنة، لقاءً في الكوريا العامة، دُعي إليه جميع المدرَبين في السنة الثالثة من جميع المؤتمرات. حضرنا أنا وأرنو مع 21 مدربًا آخرين. لم يكن عدد الذين لم يتمكنوا من حضور هذا اللقاء كبيرًا. أربعة أو خمسة على ما أعتقد. علمتُ أن هناك 23 برنامجًا، تختلف أحجامها اختلافًا كبيرًا.
C’est une banalité de dire que la situation des Écoles Jésuites de la Békaa (ci-après les EJB) est tributaire de la situation du Pays du Cèdre. Et pourtant, lorsqu’on voit que cette dernière est devenue très difficile presque sur tous les plans : sanitaire, socio-économique, politique, sécuritaire, cela n’est pas du tout anodin pour ce que nous vivons dans les EJB aujourd’hui. C’est peut-être la plaie du chômage au Liban de nos jours qui nous impacte le plus. Celle-ci est estimée de 40% à 50% de la population active. D’où il n’est pas étonnant de lire que selon un rapport de la Banque Mondiale, 80% de ceux et celles qui se trouvent sur le sol libanais vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 25% en 2018. Le taux d’endettement public atteint désormais 154% du PIB (le nombre de la population libanaise gravite autour de 6 millions, la dette du pays atteigne 100 milliards USD environ…). Mais ce qui est également très redoutable pour la majorité des Libanais, donc aussi pour les EJB, c’est l’incessante instabilité du pays qui, déjà depuis très longtemps, se comportait comme une république peau-de-bananière dans laquelle étaient répandus d’énormes irrégularité et abus, gaspillages et pillages… – répandus souvent par ceux et celles qui ont démocratiquement pignon sur rue.
Nos écoles de la Békaa opéraient toujours dans un milieu très modeste, maintenant devenu très pauvre. Pour rappel, il s’agit là des écoles primaires semi-gratuites – c’est le cas de l’École Notre-Dame de la Consolata à Jdita (fondée en 1910 ; cette année, 337 élèves dont une trentaine de réfugiés syriens : 50% filles, 50% garçons, 15% chrétiens, 85% musulmans) et celle de Saint-Élie à Taalabaya (créé en 1890 ; aujourd’hui, 724 élèves dont une centaine de réfugiés syriens : 50% filles, 50% garçons, 14% chrétiens, 86% musulmans). Là, il s’agit aussi d’une école privée comprenant des cycles complémentaire, secondaire (technique et – depuis 12 ans – académique), ainsi que technique supérieure – c’est le sort du Collège Notre-Dame de la Consolata à Tanaïl (lancée en 1865 ; actuellement, 410 élèves dont une quinzaine des réfugiés syriens : 60% filles, 40% garçons, 46% chrétiens, 54% musulmans – presque tous venant de nos écoles semi-gratuites).
Parmi les défis de ces écoles encore il y a quelques années figuraient surtout :
- des besoins en bourses qui, selon l’année, remontaient à presque 35% de tous les élèves poursuivant leur éducation chez nous,
- des scolarités non-payées qui se chiffraient parfois par à peu près 30% de ce que ces écoles auraient dû encaisser des parents et qui, finalement, ne l’encaissaient pas,
- ou encore les subventions pour les écoles semi-gratuites que l’État, bien qu’obligé par la loi, ne fournissaient pas comme il aurait fallu à celles-ci en orientant ces subventions vers le secteur publique, là où il y a le plus de gabegie et de corruption et pas du tout de reddition des comptes.
Avec la crise actuelle, les conditions de vie se font pour ces établissements, comme d’ailleurs pour 90% de tous les établissements scolaires au Liban, encore plus insupportables. En effet, l’État libanais est démissionnaire presque sur tous les plans, y compris sur le plan des subventions susmentionnées (pour les écoles semi-gratuites, nous attendons toujours et sans aucun tournant clair en vue les subventions que nous aurions dû obtenir il y a 7 ans). Cela se traduit, en outre, par les scolarités qui varient aujourd’hui entre 30 et 150 USD par an (il y a 3 ans, nos scolarités remontaient à 900 ou même à 1.500 USD par an), comme par les salaires entre 50 et 150 USD par mois (ceux-ci étaient entre 750 et 2.000 USD par mois, voire plus). De tels montants sont totalement insuffisants afin de pourvoir aux besoins de n’importe quelle famille ou n’importe quelle institution, surtout à l’heure où tout est « dollarisé ».
En le disant, il faut souligner toutefois, que lesdites écoles, très anciennes dans le contexte libanais (chacune a plus d’un siècle d’existence, comme je l’ai évoqué plus haut), rendent un service à une population locale souvent défavorisée et facilement exposée aux différents radicalismes. Voilà pourquoi la Compagnie de Jésus y tient en cherchant à assurer la meilleure éducation possible qui permettrait aux habitants de cette région de vivre et travailler ensemble. Oui, l’un des buts principaux que les jésuites se donnent à atteindre à travers ces établissements scolaires est de cheminer ensemble, chrétiens et musulmans, en vue d’un peu plus de paix et de justice. Avec les mots du pape François, nous pourrions affirmer également que ces établissements continuent leur mission « pour que les plus faibles et les moins pourvus par la société puissent, eux aussi, se frayer un chemin dans la vie » (cf. Evangelii Gaudium, n° 209).
Marek Cieslik SJ
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Depuis quelques années, j’assume la responsabilité de la diffusion des ouvrages de notre maison d’édition, Dar El Machreq, en Égypte. Dans ces quelques lignes, j’aimerais présenter un état des lieux de la situation actuelle, en revenant plus particulièrement sur l’évolution des trois dernières années.
