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Cela fait très longtemps que l’instabilité du Liban est et demeure redoutable. Maintes fois manifestée à travers d’énormes irrégularités et abus, gaspillages et pillages, ils sont nombreux ceux qui y avaient leur part, tant les petits que les gros poissons, y compris parmi ceux et celles qui avaient démocratiquement pignon sur rue. Mais depuis 2019, la situation du pays devient encore plus difficile, et ce presque sur tous les plans : sanitaire, socio-économique, financier, politique… De nos jours, la plaie du chômage au Liban est estimée de 40% à 50% de la population active. Selon un rapport de la Banque Mondiale, 50% de ceux et celles qui se trouvent sur le sol libanais vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 30% en 2018. Le taux d’endettement public atteint désormais 154% du PIB….

Les écoles jésuites de la Békaa (EJB), comme la plupart des institutions qui cherchent à accomplir leur mission au Liban d’aujourd’hui, font et ne cessent d’y faire face. Peut-être leur difficulté supplémentaire par rapport à la crise qui sévit consiste-t-elle en ce qu’elles opèrent depuis leur fondation dans un milieu très modeste, pour ne pas dire très pauvre. Avec les mots du Pape François, il est permis d’écrire sans aucune exagération que ces établissements étaient et sont encore là « pour que les plus faibles et les moins pourvus par la société puissent, eux aussi, se frayer un chemin dans la vie » (cf. Evangelii Gaudium, n° 209).

Pour rappel, il s’agit là, d’une part, d’écoles primaires semi-gratuites – c’est le cas de l’École Notre-Dame de la Consolata à Jdita (cette année, ± 280 élèves dont une trentaine de réfugiés syriens : 50% filles, 50% garçons, 16% chrétiens, 84% musulmans) et celle de Saint-Élie à Taalabaya (actuellement, ± 630 élèves dont une soixantaine de réfugiés syriens : 50% filles, 50% garçons, 14% chrétiens, 86% musulmans). Il s’agit aussi, d’autre part, d’une école privée comprenant des cycles complémentaire, secondaire (technique et – depuis 11 ans – académique), ainsi que technique supérieure. C’est le sort du Collège Notre-Dame de la Consolata à Tanaïl (en ce moment, ± 345 élèves dont une dizaine des réfugiés syriens : 60% filles, 40% garçons, 46% chrétiens, 54% musulmans – presque tous venant de nos écoles semi-gratuites).

Parmi les défis en cours que doivent relever ces écoles figurent principalement :

  • des besoins en bourses qui, pour l’année en cours, concernent presque 35% de tous les élèves qui poursuivent leur éducation dans une école jésuite,
  • des scolarités non-payées qui se chiffrent (pour l’année dernière et avec la crise actuelle) à environ 40% de ce que ces écoles auraient dû encaisser des parents et qui, finalement, ne l’ont pas encaissé,
  • ou encore les subventions pour les écoles semi-gratuites que l’État, bien qu’obligé par la loi, ne fournit pas à celles-ci en orientant ces subventions vers le secteur public, là où il y a le plus de gabegie et de corruption et aucune sorte de reddition des comptes.

En se plaignant de l’acuité de tels défis, il ne faut pas bien entendu oublier que les EJB, avant d’être un problème, sont tout d’abord une opportunité. Très anciennes dans le contexte libanais (chacune a plus d’un siècle d’existence), elles rendent un service à une population locale souvent défavorisée et facilement exposée aux différents radicalismes. Un service qui consiste à s’occuper du chemin de formation et de maturation, certes en premier lieu des élèves, mais aussi de leurs familles, du corps professoral et administratif, des ouvriers… C’est ainsi que la Compagnie de Jésus offre aux habitants de la région où se trouvent lesdites écoles plus de chances de vivre et travailler ensemble. En effet, l’un des buts principaux que les Jésuites se donnent à travers ces établissements scolaires est, me semble-t-il, de cheminer ensemble, chrétiens et musulmans, en vue d’un peu plus de paix et de justice.

Dans cette perspective, les EJB, si elles veulent continuer leur mission, doivent impérativement maintenir un niveau de prestations qui ne soit pas seulement de bonne qualité, ce qui en soi représente toujours une tâche complexe et assez compliquée, mais qui fasse également la différence par rapport à d’autres établissements scolaires de la région. C’est la raison pour laquelle, à part l’enseignement en arabe et de la langue arabe, plusieurs matières, surtout scientifiques, y sont enseignées en français (selon les classes, la langue française elle-même est enseignée de 5 à 7 heures par semaine). Ne pas renoncer à un tel engagement, au contraire, avancer sur cette voie contre vents et marées est vital plus que symboliquement aussi bien pour le Pays du Cèdre en général que pour la Valée de la Békaa en particulier.

Marek Cieślik sj

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