أُسرّ سُرورًا في الربّ – الرسامة الكهنوتيّة للأب مؤيَّد معايعة اليسوعيّ
كانت رسامة أبونا مؤيّد شهادة على مسيرة روحيّة مع الربّ، واختبار الفرح فيه، واستقبال حبّه الأبويّ المُحَرِّر، تكلَّلَت بهذا الاحتفال الذي باركه الربّ بفيض من مشاعر الفرح والتعزية الروحيّة.
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لا يمكن دراسة تاريخ التعبّد للعذراء مريم في لبنان، ولا سيما خلال القرنين التاسع عشر والعشرين، من دون التوقّف عند الدور الذي أدّاه الآباء اليسوعيون في تنظيم هذا التعبّد وتعميقه وربطه بالتربية والتنشئة الروحية والخدمة الاجتماعية.
أنتمي إلى الله – عن أيام رتبة التوبة أسيوط ٢٠٢٦
التقينا مرّتين مع شباب إيبارشية أسيوط ومراكزها، وعشنا معًا وقتًا غنيًّا، تأمّلنا خلاله دعوتنا إلى أن ننتمي إلى الحبّ والرحمة، وأن نكتشف في الله ذاك الذي لا يتعب من البحث عن الإنسان، حتى في أكثر لحظات ضياعه وسقوطه.
Au début, je ne connaissais pas précisément la mission du CJC ni son lien avec les Jésuites. Pourtant, en tant qu’ancienne élève de leurs écoles, je savais une chose : ils ne ferment jamais leur porte à ceux qui frappent. Mais ce n’est que lorsque j’ai commencé à travailler avec eux que j’ai compris la profondeur de leur engagement. J’ai découvert qu’ils ne se contentent pas d’être aux côtés des plus fragiles : ils y sont, pleinement, avec humilité et sincérité, sans chercher ni reconnaissance ni lumière. Ils ne parlent pas de solidarité, ils la vivent.
Lorsque j’ai rejoint le CJC, je pensais que ce serait un travail comme un autre : une assistante qui accompagne, oriente, organise des services. Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas qu’un simple emploi, une vrai mission.
Jour après jour, j’ai rencontré des personnes âgées marquées par la solitude et l’oubli. Elles arrivaient seules, à pied, un petit sac à la main. Beaucoup n’avaient plus personne avec qui parler, plus personne pour prendre soin d’elles. D’autres avaient des enfants loin d’ici.
Mais au CJC, elles retrouvent un regard bienveillant, une oreille attentive, un peu de douceur dans un monde qui, trop souvent, les laisse de côté. Elles tissent des amitiés, partagent un café, échangent des histoires, se sentent écoutées et considérées.
Malgré la fatigue et le stress, certains moments restent gravés en moi. Ce vieil homme qui, à chaque « Comment vas-tu ? », me répondait avec un sourire sincère : « Quand je te vois, je vais bien. » Ces mots me bouleversent à chaque fois. Ils me rappellent que l’essentiel ne réside pas seulement dans les services rendus, mais dans la simple présence, dans la capacité d’écouter sans interrompre ni juger.
J’ai entendu des silences plus lourds que des paroles. J’ai vu des larmes longtemps retenues couler enfin, suivies de ces mots murmurés : « Excusez-moi, mais vous êtes la seule devant qui j’ai pu tout dire. » Ces jours là, j’ai compris que, même si je ne peux pas changer le passé ni réparer toutes les blessures, être là et écouter suffit parfois.
Les moments les plus durs au CJC ont été ceux de la guerre. La peur dans les regards, les récits de pertes, l’incertitude du lendemain. Certains laissaient éclater leur colère, d’autres portaient un chagrin silencieux. J’ai reçu des paroles dures, comme si j’étais responsable de leur souffrance. J’ai porté le poids du stress et du malaise de ceux que je rencontrais.
Pourtant, j’ai tenu bon, en gardant patience et espérance. Et au milieu du chaos, ces mots ont résonné en moi : « Merci… J’ai tout perdu, je n’ai plus rien, mais au moins, j’ai pu parler. » Ces paroles m’ont suffi pour continuer, malgré tout.
Ce qui me touche le plus au CJC , ce sont ces bénédictions murmurées, ces prières pleines d’amour des plus âgés, appuyés sur leur bâton : « Que Dieu t’accompagne, qu’Il te protège, qu’Il te donne tout ce que tu désires. » Elles me rappellent que ce que nous offrons ici ne se mesure pas en chiffres, mais en espoir et en humanité.
Avec toute l’équipe, et grâce à M. Khairallah, j’ai appris une vérité essentielle : « Une âme vaut mieux qu’un monde. » J’ai vu son engagement, sa capacité à ne jamais détourner le regard face à la souffrance. À ses côtés, j’ai compris que ce sont les gestes les plus simples, une main qui serre une autre, une oreille qui écoute, un regard qui dit « Je suis là » qui ont le plus de valeur.
Oui, il y a des jours de fatigue, des moments de doute. Mais tant qu’il y aura une main tendue, une oreille prête à écouter, une voix pour dire « Tu n’es pas seul », il y aura toujours une raison d’espérer.
Et une raison de continuer.
Par, Nahed Choucha
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